Retour sur 2026 / Part One : La canicule

6 novembre 2026

FIN JUIN IL FAIT CHAUD

3 Novembre 2026

En fermant les yeux sur la triste brutalité de ce monde je pourrais écrire sur la douceur du mois d’octobre au loup blanc ; quand la pression estivale redescend avec la fermeture du camping. C’était toujours l’heure du grand rangement encore inachevé et celle de la mise en ordre administrative et comptable, mais quand-même, du repos et du soleil apaisant plus que brûlant.

Je pourrais aussi parler de ce petit vide qui revient chaque automne. Il ne s’agit pas là de la douleur de ce petit mot qui peut parfois peser si lourd, non juste un léger vide avec un rien de nostalgie de vous et de vos vacances. Paul l’appelle « camping blues ».

Mais j’ai envie, et c’est devenu une sorte de rituel de fin de saison dans ma tête, de me refaire un petit film de ce que fut cette 5ème saison au loup blanc ; un film imparfait, non exhaustif et un peu déstructuré, forcément non objectif mais sincère obligatoirement.

Comment s’est passée la saison nous demande-t-on ?

Intense est le premier mot qui me vient. Une saison de tous les records. Celle qui nous a mis à l’épreuve ; nous, la nature vivante, le matériel, et jusqu’à nos usages. Mais aussi, une nouvelle saison merveilleuse de sourires et de belle humeur sous ce soleil si cher et si redouté désormais.

Une saison de contrastes avec des sentiments ambivalents pour ma part : c’est chouette on a du monde et il fait beau ; mais quelle tristesse que ces gens qui fuient la canicule ou les incendies… Il fait soleil et vous pouvez profiter de la mer si belle ; mais la terre si sèche hurle à nos pieds pour qui veut bien l’entendre.

C’était aussi ça cet été. Bien et pas bien. Oui on veut bien faire notre part face à l’afflux exceptionnel de vacanciers, et donc accueillir un peu plus que de raison parfois ; oui on se réjouit de travailler ; mais non, même si le foncier ne manque pas au loup blanc, nos sanitaires ont une capacité d’accueil limité et je ne voulais pas dégrader la qualité de service. Dire non est toujours difficile mais quand trop c’est trop, ce n’est plus vraiment « trop bien » !

Mais oui encore, vous étiez là, nombreux, là de nouveau pour beaucoup, et c’est tellement plus simple le camping quand il fait beau ; on aurait pu chanter « Le Sud » parce-que, à part la tortue et les poissons rouges c’était un peu ça !

Mais à trois reprises la chaleur a été une épreuve.

AU MOIS DE MAI

Fin mai, le week-end de la Pentecôte ; La chaleur a frappé à notre porte. C’était le premier coup. On l’a accueillie surpris. Une dizaine de jours avant, pour le we de l’Ascension, je distribuais couvertures et chauffages d’appoint dans les tentes-lodge. Les chauffages tournaient dans tous les locatifs. Quel contraste soudain. On a encaissé. Le climat part en vrille, vraiment.

AU MOIS DE JUIN

Fin juin, 2ème épisode. Plus intense encore dans mon souvenir.

1/ Il fait vraiment trop chaud. Il y a déjà beaucoup plus de campeurs que les autres années à la même époque. J’ai donné toutes les meilleures places à l’ombre. Un couple avec un bébé a fait demi-tour.

2/ Une panne d’électricité générale dans tout le Finistère Sud (un transformateur électrique a explosé près de Quimper) nous assène un coup de massue supplémentaire. Triste, même si là encore, la difficulté nous rassemble et c’est positif.

3/ Lien de cause à effet : nous prenons un 3ème coup de massue avec la fermeture de l’accès à la plage suite à la panne d’électricité ayant possiblement endommagé le fonctionnement de la station d’épuration en bordure du Goyen… Là je pleure presque ! C’est vraiment trop injuste (?) Et il faut faire des affiches en plus ! Lol.

Heureusement ça ne durera que 24h.

Puis tout rentre dans l’ordre… l’électricité est revenue, la plage est rouverte, et il fait moins chaud.

ENFIN, AU MOIS DE JUILLET

Nous sommes presque mi-juillet je crois. Il fait de nouveau vraiment trop chaud. Il y a encore je crois plus de campeurs que les autres années.

La seule demande qui s’exprime quant au choix de l’emplacement :  de l’ombre, un peu d’ombre, même un tout petit peu s’il vous plait. On mesure la souffrance des gens. A chaque fois que nous donnons un numéro d’emplacement j’ai l’impression de vivre une loterie. Les seuls bons numéros désormais sont ceux ombragés. Sad.

J’ai pris conscience, à ce moment-là peut-être, que j’imaginais secrètement, égoïstement, que nous étions ici à l’abri de la canicule. Et bien non, il va falloir vivre avec, ici aussi, au moins de temps en temps ; très probablement même de plus en plus souvent. C’est la réalité.

 

Puis à partir d’août de mémoire, le soleil est redevenu un allié de la saison au loup blanc.

Beau, juste beau, tellement beau, tous les jours et jusqu’à fin septembre. Quand la météo n’est plus un sujet en Bretagne. « – Comment ? … Oui il fait beau ». Et c’est tellement bien.

On oublie la poussière et la sècheresse pour profiter. Tout est simple. La mer était belle et délicieuse, pas de méduses, pas de cailloux sur la plage. Merveilleuse plage de Mesperleuc. Les sourires et la belle humeur des vacances sont là. Merci.

Cependant nos visiteurs campeurs arrivaient souvent épuisés ; tellement contents d’être là enfin, mais tellement fatigués pour certains. Arrivés un peu par hasard parfois, juste dans l’espoir de trouver un peu de fraîcheur, fuyant leur appartement en ville par exemple.

Donc avant que de profiter il fallait récupérer… Pour notre 5ème saison une drôle de nouvelle expérience que cet accueil de vacanciers fatigués, comme usés par des semaines difficiles. Et on pouvait comprendre :

« – Oui, ici aussi il a fait très très chaud ; mais ça va maintenant /… – Oui vous allez pouvoir récupérer ; installez-vous tranquillement ».

La canicule a toujours été la préoccupation cet été. Associée aux incendies elle a provoqué on dirait un exode inhabituel vers la Bretagne. Bien pas bien ; nous avions l’impression d’accueillir des réfugiés climatiques. On a fait de notre mieux et tout s’est bien passé je crois.

Lorsque les premières fines (trop fines) pluies et premières rosées de fin août et septembre se sont manifestées, nous étions contents. Jamais la perspective des nuages n’aura autant je crois, été la bienvenue. Comme si rien à ce moment-là, ne pouvait entacher la sensation d’être bien.

 

FIN DU BULLETIN METEO DE LA 5ème SAISON

IL RESTE A RACONTER FORCEMENT (le printemps, l’accueil des chevaux, le sauvetage des poussins faucon, les toilettes sèches, la mise en place de l’Annexe… JE DOIS ME RAPPELER, PAS DE PROBLEME. JUSTE QUE MOI-MEME ET MA MEMOIRE SOMMES UN PEU FAINIANTES ET DISPERSEES PARFOIS. PATIENCE.

Audierne le 1er octobre 2026
BAIE TREPASSES SOUS SOLEIL D'OCTOBRE
LE PETIT VIDE D'OCTOBRE
MESPERLEUC 31 OCTOBRE
FIN JUIN IL FAIT CHAUD
MI JUILLET DEJA SEC
QUOI! PLUS D'HERBE!
SAGA A L'ACCUEIL
LE LOUP TOT LES MATINS A LA PLAGE

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